Comment atteindre le bonheur ?

Et si le bonheur c’était d’en apporter aux autres ? 

Aider les autres pour se sentir vivant, relié, et profondément heureux.

Aider les autres. 
Contribuer à leur bien-être. 
Leur transmettre de l’énergie, offrir un regard, un geste, une attention. 
Voilà un chemin puissant vers notre propre bonheur. 

Pourquoi ? 
Parce que cela donne du sens à notre vie. 
Parce que cela nous relie à plus grand que nous. 
Parce que cela nous sort du repli sur soi et de la course sans fin vers la satisfaction personnelle. 

Donner n’est pas se sacrifier 

Donner aux autres n’est pas un sacrifice
Il ne s’agit pas de s’oublier — bien au contraire. 
Il est essentiel de rester connecté à ses besoins, de se respecter, de prendre soin de soi. 

Mais se focaliser uniquement sur soi, sur sa propre satisfaction, son seul bien-être, finit par créer de la souffrance. 

Selon le bouddhisme, la racine de la souffrance est l’attachement au « soi »
Le « soi » centré sur lui-même est toujours insatisfait. Toujours en attente. Toujours dans le manque. 

Au contraire, se tourner vers l’autre, même par de petits gestes, élargit l’espace intérieur
Cela remet du mouvement, de la vie, du lien. 
Et c’est là que peut naître un bonheur plus vaste — un bonheur qui ne repose plus uniquement sur ce que je possède ou sur ce que j’obtiens. 

Comme le dit le Dalaï-Lama : 

« Si vous voulez que les autres soient heureux, pratiquez la compassion. Si vous voulez être heureux, pratiquez la compassion. » 

Contribuer nous relie au vivant 

Donner, aider, être présent à l’autre — ce n’est pas seulement faire le bien autour de soi. 
C’est aussi s’inscrire dans la relation à l’autre, reconnaître que nous sommes interdépendants et que nous faisons partie d’un tout, bien plus large que le petit monde de notre égo. 
Et c’est dans cette prise de conscience que nous cessons de vivre pour nous-mêmes uniquement. 

Avez-vous déjà observé le visage de ceux qui s’engagent auprès des autres, qui offrent un peu d’eux-mêmes sans rien attendre en retour ? 
Ils ne rayonnent pas parce qu’ils sont parfaits, mais parce qu’ils ont déplacé le centre de gravité de leur vie. 
Ils ne sont plus centrés sur ce qu’ils veulent obtenir, mais sur ce qu’ils peuvent apporter

« On croit qu’on donne… et c’est nous qui repartons remplis. Car dans l’acte même de donner, il y a déjà un cadeau. » 

Donner nous transforme 

Contribuer au bien-être de quelqu’un d’autre n’est pas qu’un geste tourné vers l’extérieur. 
C’est aussi une expérience intérieure qui nous construit. 

Quand je me rends utile, quand j’aide, même modestement, je me regarde autrement
Je sors de mes ruminations, de mes doutes, de ma petite histoire. 
Je me sens capable d’agir, de faire une différence. Et ça change tout. 

Se sentir utile nourrit l’estime de soi

L’enjeu de l’estime de soi est un enjeu dynamique, qui peut évoluer au fil de notre vie, au gré de nos choix, de nos actions, de nos réussites concrètes. 
Et parmi les leviers puissants de cette construction, il y a celui de contribuer et  se sentir utile

Contribuer au bien-être de quelqu’un, apporter une aide, un appui, une énergie — même discrète — modifie le regard que l’on porte sur soi. 
On se découvre capable d’agir. Capable d’avoir un impact. 

C’est précisément ce que défend Alfred Adler, psychiatre et psychothérapeute autrichien, dans la pensée exposée par Ichiro Kishimi et Fumitake Koga dans Avoir le courage de ne pas être aimé
Adler considère que le sentiment d’avoir de la valeur ne se construit pas dans le regard des autres, mais dans l’expérience de la contribution : se sentir utile, engagé dans une direction qui dépasse ses seuls intérêts personnels, nourrit une forme d’estime solide et authentique. 

Selon lui, ce n’est pas l’amour ou la réussite qui fondent le bonheur, mais la conscience d’appartenir à la communauté humaine et d’y avoir une place active. 

Et souvent, les autres nous regardent différemment aussi. 
Parce qu’ils sentent cette générosité, cette présence, cette humanité. 
Cela crée du lien. Cela crée du sens. Et cela nous rend plus vivants. 

Et si, plutôt que de chercher à obtenir toujours plus pour être heureux, 
nous nous demandions simplement : Comment puis-je contribuer ? 

Chercher à avoir nous laisse toujours insatisfaits. 


Chercher à donner et à contribuer nous remplit de joie, de sens, et nourrit profondément l’estime de soi. 

Parce qu’en apportant quelque chose aux autres, on découvre qu’on a déjà quelque chose de précieux à offrir.

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Anne-Sophie est une thérapeute en Gestalt qui accompagne les jeunes adultes en quête de sens, les aidant à surmonter leurs blocages émotionnels et à s’épanouir pleinement.

À propos de moi

La Gestalt thérapie

La Gestalt thérapie est une approche humaniste qui aide à mieux comprendre ses émotions, ses schémas de vie et à développer une présence consciente pour surmonter ses blocages et s’épanouir.

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