Comment réduire sa souffrance et son anxiété au quotidien ? 

Le fabuleux pouvoir de l’acceptation 

J’ai découvert mon pouvoir immense : celui d’agir sur ma souffrance, de la réduire et même de la transformer en chemin de développement. Ce sont mes lectures philosophiques et spirituelles, les formations en Gestalt que j’ai suivies pour devenir thérapeute, et surtout le travail sur moi effectué depuis des années qui m’ont donné des clés précieuses. 

Aujourd’hui, j’ai envie de partager avec vous quelques-unes de ces clés. Bien sûr, les découvrir ne changera pas instantanément votre vie. Les intégrer et les expérimenter prend du temps. Mais peut-être que cette lecture sera un déclic, un premier pas vers une nouvelle manière d’appréhender les choses. 

Acceptez ce qui est – Arrêtez de résister à ce que vous ne pouvez pas changer 

La première notion qui a transformé ma façon de voir les choses et m’a permis de moins souffrir est l’acceptation. Accepter ce qui se présente, quoi que ce soit, est une clé indispensable pour réduire sa souffrance. 

La résistance amplifie la souffrance 

J’ai compris que résister aux événements que l’on ne peut pas changer renforce notre souffrance. Une grande partie de notre douleur vient de cette résistance. Plus on refuse une réalité désagréable, plus elle prend de la place et devient oppressante. 

Carl Jung disait : « Ce à quoi tu résistes persiste, ce que tu embrasses s’efface. » De même, Neale Donald Walsch dans Conversations avec Dieu explique que résister à une énergie, c’est la maintenir en place et la rendre plus réelle. En d’autres termes, plus nous luttons contre une situation, plus elle s’impose à nous. 

Accepter, ce n’est pas se résigner 

Accepter ne signifie pas être d’accord avec tout ou rester passif. Il ne s’agit pas de tolérer l’inacceptable ni de renoncer à l’action. L’acceptation est un processus émotionnel, pas seulement mental. Elle passe par le corps et permet un véritable lâcher-prise. Une fois que l’on accepte une situation, on ressent intérieurement un vrai relâchement, et on peut alors agir plus sereinement sur ce qui est en notre pouvoir. On est moins sous le joug d’émotions puissantes et parfois destructrices, et on va entreprendre des actions plus justes, cohérentes et alignées avec ce que l’on veut vraiment. 

Prenons l’exemple de la maladie : si vous refusez d’accepter que vous êtes malade, vous risquez de négliger des signaux importants. Vous resterez dans le déni et ne pourrez pas identifier les causes profondes du problème. Vous ne pourrez pas vous soigner, ou en tout cas, pas correctement.  En revanche, si vous accueillez vos symptômes, vous pourrez chercher la source de votre maladie avec précision et ainsi l’éradiquer en prenant les bons traitements, mais aussi peut être en mangeant différemment, en exprimant d’avantage vos émotions, en « réparant » des souffrances du passé . Vous acceptez ce qui est…et ensuite vous pouvez agir dessus. 

Cette sagesse se retrouve dans la célèbre prière de Marc Aurèle, empereur  romain stoïcien : 

« Mon Dieu, donnez-moi la sérénité d’accepter les choses que je ne peux pas changer, le courage de changer celles que je peux et la sagesse d’en connaître la différence. » 

Changer sa perception des événements 

Nous souffrons souvent parce que nous avons des attentes précises sur ce qui devrait arriver. Notre ego veut contrôler la réalité, mais la vie ne fonctionne pas ainsi. Quand ce que nous espérions ne se réalise pas, nous ressentons frustration, colère ou tristesse. 

Prenons un exemple simple : Vous attendez avec impatience un week-end en amoureux avec votre partenaire. Vous avez tout organisé : hôtel charmant, restaurant réservé, programme pensé pour partager un moment privilégié. Mais au dernier moment, votre partenaire annule, pris par une urgence professionnelle. 
Si vous vous focalisez uniquement sur la déception, l’injustice de la situation, ou l’impression de ne pas être une priorité, vous risquez de nourrir du ressentiment et de vous enfermer dans une frustration qui vous gâche l’instant…et vous allez rester prostré(e), tout le Week end ! 

En revanche, si vous acceptez ce qui est et adaptez votre perspective, vous pouvez voir cette situation autrement : peut-être qu’il y a là une opportunité d’avoir (enfn !) du temps libre pour prendre soin de vous, pour faire quelque chose qui vous fait plaisir en solo ou avec vos amis (vous savez, ceux que vous n’avez pas vus depuis longtemps !!), et donc de passer un excellent week-end. C’est aussi potentiellement l’occasion d’avoir une vraie discussion avec votre partenaire sur vos attentes et vos besoins dans la relation. 

Reprendre son pouvoir en changeant son regard 

Nous ne contrôlons pas les événements extérieurs, mais nous avons toujours le choix de la manière dont nous y réagissons. 

Imaginons que votre supérieur vous critique sans cesse et vous met en difficulté. Le réflexe naturel serait de penser : « C’est injuste, je n’ai pas de chance, cette situation est insupportable. » Pourtant, vous avez le pouvoir de regarder cette situation autrement. Peut-être est-ce un signal qu’il est temps de changer de travail ? Une opportunité de renforcer votre estime de soi et votre capacité à poser des limites ? 

Le philosophe Eckhart Tolle l’explique dans Le Pouvoir du moment présent : « Il faut seulement permettre à ce qui est d’être. » 

Les événements de la vie sont neutres. C’est notre interprétation qui leur donne une couleur positive ou négative. À chaque instant, nous avons le pouvoir de choisir notre réaction. 

Conclusion : le pouvoir du choix 

Reprendre le pouvoir sur sa vie commence par un changement de regard sur ce qui est. Ce n’est pas toujours facile, surtout face à des situations difficiles comme une séparation, une maladie ou la perte d’un être cher. Pourtant, nous avons toujours le choix : résister et souffrir davantage, ou accepter et trouver un nouveau chemin. 

Ce travail prend du temps, mais il est profondément libérateur. Et pour aller plus loin, je vous recommande ces lectures inspirantes : 

  • Le Pouvoir du moment présent – Eckhart Tolle 
  • Conversations avec Dieu – Neale Donald Walsch 
  • Les Pensées – Marc Aurèle 
  • Avoir le courage de ne pas être aimé – Ichiro Kishimi et Fumitake Koga 

Prenez soin de vous et rappelez-vous : votre plus grand pouvoir, c’est la façon dont vous choisissez de percevoir la réalité et de réagir aux événements.  

Laisser un commentaire

Anne-Sophie est une thérapeute en Gestalt qui accompagne les jeunes adultes en quête de sens, les aidant à surmonter leurs blocages émotionnels et à s’épanouir pleinement.

À propos de moi

La Gestalt thérapie

La Gestalt thérapie est une approche humaniste qui aide à mieux comprendre ses émotions, ses schémas de vie et à développer une présence consciente pour surmonter ses blocages et s’épanouir.

La Gestalt thérapie