Vous vous sentez parfois en survie, submergé par des pensées dans tous les sens, avec la boule au ventre sans vraiment savoir pourquoi ? Comme si votre esprit ne s’arrêtait jamais et que votre corps était constamment en alerte ? Vous devenez parfois agressif, vous avez du mal à dormir, à vous connecter à vos émotions, vous ressentez juste une grande fatigue ? Le stress chronique peut s’infiltrer doucement, jusqu’à provoquer un épuisement mental. La bonne nouvelle ? Vous n’êtes pas condamné(e) à vivre comme ça : vous pouvez apprendre à connaître et mieux gérer votre stress pour retrouver votre énergie vitale et reprendre le pouvoir sur votre vie.
Stresseurs et stress : faire la différence
Un point essentiel est de distinguer les stresseurs du stress lui-même.
- Les stresseurs sont les éléments déclencheurs : ils peuvent être externes (pressions professionnelles, conflits relationnels, bruits constants) ou internes (auto-exigence, pensées négatives, peur de l’échec).
- Le stress est votre réaction à ces stresseurs : accélération du rythme cardiaque, tension musculaire, émotions intenses…
La bonne nouvelle ? Vous n’avez pas toujours de contrôle sur les stresseurs (notamment externes), mais vous avez du pouvoir sur votre réaction.
Le stress : un invité parfois encombrant
Avant de vouloir le gérer il est essentiel de comprendre ce qu’est réellement le stress.
Le stress est aussi appelé « syndrome général d’adaptation », car il reflète la manière dont notre corps s’adapte face à ce qu’il perçoit comme un danger. Hans Selye, premier médecin à avoir étudié cette réponse, a identifié trois phases distinctes dans la réaction au stress :
- La phase d’alarme : Lorsque vous êtes confronté(e) à un stresseur, votre corps déclenche une alerte.
- La phase de résistance : Si l’exposition au stresseur se prolonge, votre corps entre dans une phase de résistance.
- La phase d’épuisement : Lorsque le stress devient chronique et que vos ressources sont épuisées, vous entrez dans la phase d’épuisement.
Stress aigu vs. Stress chronique : bien faire la différence
- Le stress aigu est une réponse ponctuelle et adaptative. C’est la phase d’alarme, votre corps déclenche une alerte. Il survient face à un événement précis : un oral, un entretien important, une agression ou une voiture qui vous fonce dessus sur le passage piéton ! Sous l’effet d’émotions intenses comme la colère ou la peur, le cerveau passe en mode réflexe et vous met en sécurité : libération d’une hormone spécifique naturelle, l’ adrénaline qui joue le rôle de neurotransmetteur dans le système nerveux central : elle va donner un coup de fouet à l’organisme pour qu’il adopte la réponse comportementale adaptée à chaque situation périlleuse : elle permet de faire face à un danger, de résister à la douleur ou à un manque d’oxygène, de stimuler les 5 sens, de décupler sa force etc. .
Une fois l’événement passé, votre corps doit retrouver son équilibre.
Cependant, ce n’est pas toujours le cas.. en effet, parfois les états de tension se prolongent, voire se multiplient. L’exposition aux stresseurs devient répétitive, le corps ajuste sa réaction et fait front grâce à l’action des hormones du stress, dont le cortisol. Vous tenez le coup, mais vos réserves d’énergie commencent à diminuer. Vous entrez en phase de résistance et les premières tensions s’installent : fatigue, irritabilité, troubles du sommeil… Plus cette phase dure, plus les tensions s’installent et plus les symptômes s’intensifient jusqu’à la phase d’épuisement : vous entrez en stress chronique
- Le stress chronique (phase d’épuisement). Vous n’avez plus l’occasion de «redescendre». Votre organisme n’arrive plus à s’adapter, ce qui peut entraîner des troubles plus graves : épuisement physique et mental, développement de maladies psychosomatiques (anxiété, dépression, voire burn-out) ou graves. À ce stade, le moindre choc émotionnel peut avoir des conséquences critiques.
La face cachée du stress chronique
Certaines personnes restent bloquées dans le stress chronique sans même s’en rendre compte. Elles s’y habituent progressivement, au point de ne plus identifier cet état comme problématique. Cela se produit souvent lorsque l’on banalise les stresseurs : être constamment sous pression par exemple au travail devient la norme, et le corps s’y adapte tant bien que mal.
Il est important de comprendre qu’il est impossible de ne jamais ressentir de stress dans sa vie. Mais lorsque vous ne ressentez plus du tout de variations — ni montées d’adrénaline, ni relâchements — cela peut être un signe que vous êtes coupé(e) de vos émotions, coincé(e) dans un état de stress chronique, en mode survie. Paradoxalement, ne plus ressentir le stress peut devenir un symptôme… parce que vous vous y êtes habitué(e).
Comment sortir du stress ?
La première étape est de prendre conscience de son stress et de ses stresseurs
- Quels sont vos stresseurs principaux ?(listez les)
- Sont-ils externes ou internes ?
- Quelle est votre réaction face à ces stresseurs ?Que ressentez-vous ? Essayez de vous connecter à vos émotions quand vous êtes confrontés à vos stresseurs
Il y a ensuite 2 façons d’intervenir
- Agir sur vos tresseurs quand c’est possible. En Gestalt , on dit agir « dans le contact », c’est-à-dire aller au contact du stresseur pour agir dessus : le faire disparaître.
Par exemple, si vous ressentez du stress car votre voisin met la musique à fond dans l’appartement à côté (stresseur), alors que vous révisez et vous vous levez tôt le lendemain pour aller à un examen, vous allez sonner chez lui pour lui expliquer la situation et lui demander de baisser le son. S’il est compréhensif et dans l’écoute, il va baisser la musique, le stresseur va disparaître ainsi que votre stress…
Mais parfois, le voisin n’accède pas à votre demande. Vous allez alors choisir l’autre manière, et qui ne dépend que de vous : agir sur votre état intérieur
- Agir sur votre état intérieur : vous réguler, modifier votre état intérieur, décider de réagir autrement au stresseur. Et là, vous avez le choix, le pouvoir absolu.. C’est votre liberté, la seule que l’on ait : décider comment on réagit face aux événements.
Nous sommes responsables de notre état intérieur. Les stresseurs sont ce qu’ils sont. Ce sont des déclenchants mais ne sont pas responsables de nos états émotionnels.
Si nous reprenons l’exemple précédent, vous pouvez :
- Accepter que votre voisin fasse du bruit et arrêter de résister . Comprendre que
- Résister ( refuser d’accueillir ce qui arrive, et ce sur quoi vous n’avez pas de prise) vous prend beaucoup d’énergie. Et plus vous résisterez, plus ça persistera
- Accepter va vous permettre de vous détendre à l’intérieur..c’est un processus émotionnel qui va vous permettre de relâcher vos tensions
- Agir ensuite là où vous avez le contrôle : mettre des bouchons dans les oreilles pour atténuer le bruit, mettre un casque avec de la musique douce, aller étudier ailleurs
- Respirer : ex la respiration carrée, très simple et efficace pour se calmer. Inspirez par le nez pendant 4 temps, Retenez votre respiration 4 temps, Expirez lentement par le nez pendant 4 temps, Restez les poumons vides pendant 4 temps, répétez ce cycle 4 fois et observez comment votre corps se détend.
Agir sur son intérieur est la meilleure méthode pour sortir du stress
La grande illusion collective est de croire qu’on ira bien quand on aura éliminé tous les stresseurs!
On peut agir sur nos stresseurs internes grâce à un travail sur soi, mais beaucoup de stresseurs externes ne dépendent pas de nous et sont incontrôlables (patron directif, pression au travail, bruits à l’extérieur, personnes irrespectueuses, contexte politique compliqué, menaces environnementales etc..)
C’est là que votre choix de réaction entre en jeu. En Gestalt, on travaille à renforcer cette capacité à choisir comment répondre aux stresseurs plutôt que de les subir
La clef ?
-Arrêter de blâmer le monde extérieur et d’attendre un changement chez les autres pour aller mieux : on donne aux autres et aux circonstances un pouvoir énorme et on s’épuise
– Prendre au contraire la responsabilité de son état intérieur, pour le modifier. On rentre ainsi en contact avec l’autre autrement. Et on l’invite à se détendre. Le stress est communicatif…et la détente aussi! (si vous allez voir votre voisin le lendemain ainsi détendu, vous serez surpris du changement d’attitude qui peut s’opérer chez lui ensuite !)
100% de notre pouvoir est sur notre état intérieur!
Éviter l’épuisement mental : vos alliés au quotidien
- Faites des pauses régulières : même 5 minutes pour respirer ou marcher.
- Offrez-vous des moments déconnectés : sans téléphone ni notifications.
- Créez un rituel apaisant en fin de journée : lecture, respiration, méditation.
En conclusion
Le stress fait partie de la vie, mais il ne doit pas en prendre le contrôle. La Gestalt vous propose des outils concrets pour comprendre vos réactions, ajuster votre rapport aux stresseurs et retrouver votre équilibre.
Vous méritez de vivre pleinement, sans vous sentir constamment dépassé(e).
Et si c’était le moment de vous accorder cette pause et de prendre soin de vous ? N’oubliez pas… vous êtes le créateur/la créatrice de votre vie !


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